Malgré un début particulièrement rude
pour les toreros, les arènes françaises ont
réalisé de remarquables entrées cette année.
La très grave blessure de José Tomàs au mois
d’avril, au Mexique, a été suivie de celle
de Julio Aparicio, à Madrid. Ces deux
Maestros sont en phase de récupération et,
se murmure et se commente évidemment, leur
date de réapparition. Ce devrait être dans
l’année, certes, mais est-ce de défier des
cornes qui rend ces hommes tellement
différents de tous les autres compétiteurs
et sportifs ?
Ces accidents
apportent la preuve - mais était-elle encore
nécessaire ? - que la fiesta brava existe
parce que des hommes - en habit de lumière,
en blanc, en bolero - s’engagent, au
delà du conscient, pour se mesurer à
des toros !!!
Le résultat de ces
spectacles qui se donnent sur le sable de
nos arènes, ne s’écrit jamais à l’avance ;
le « feu et le sang » se croisent bien
souvent dans un même après-midi. Les
tauromachies, camarguaise, landaise ou
espagnole, ne s’interprètent pas en
« play-back ».
Nous serons nombreux
par exemple, à garder en mémoire les œuvres
et les prestations de Julio Aparicio - la
veille se son accident de Madrid - et
de « Morante de la Puebla » à Nîmes,
ou bien encore le triomphe de David Mora et
de Alberto Aguilar à Vic-Fezensac.
Aujourd’hui aficionados, afeciouna,
coursayres, ne nous y trompons pas, nous
nous donnons rendez-vous à las cinco de la
tarde, pour des moments uniques,
d’étonnement, d’imprévu, de vibrations, qui
nous permettent aussi de sortir du cadre
habituel.
Avec vous tous,
membres et amis de nos Clubs Taurins,
restons fidèles et présents aux côtés de nos
toreros, de nos écarteurs, de nos sauteurs
et de nos raseteurs.
Ils sont en première
ligne et tout au long de la temporada, tout
au long des temporadas, pour faire
l’histoire.
Comptez sur l’Union des
Clubs Taurins Paul Ricard pour perpétuer et
porter haut et fort l’Aficion sous toutes
ses formes.
Nos cultures, nos
traditions, méritent le respect.